La residencia Humanimales culmina con la proyección del video mapping « Todos los nombres del mundo » en el corazón mismo de su inspiración: la estela conmemorativa del Parque de las Cascadas de Dorwin, en Rawdon (Québec), cuyos nombres han sido borrados. La obra ilumina así el lugar que dio origen a sus acciones, sonidos y palabras.

La résidence Humanimales culmine avec la projection du vidéo mapping « Tous les noms du monde » au cœur même de son inspiration : la stèle commémorative du Parc des Chutes de Dorwin, à Rawdon (Québec), dont les noms ont été effacés. L’œuvre illumine ainsi le lieu qui a donné naissance à ses actions, ses sons et ses mots.

La stèle des noms effacés devient la stèle pour tous les noms du monde.

Extrait de la projection du 3 octobre 2025, avec les vidéos de Nicole Panneton, Malorie Y Picard et Julie-Isabelle Laurin et Helena Martin Franco.

J’ai hâte que tu vois les étoiles !deja que veas las estrellas! Malorie Y Picard.

Notas de taller
Al entrar al lago, el sonido del agua al mínimo contacto reactivó la memoria de personas ausentes. Así empezó la residencia Humanimales. Como si antiguos duelos me hubieran puesto cita ahí, en Rawdon, en el lago y en el parque Dorwin.

Des-jerarquizar-se frente a un lago, un árbol, una mosca, permitió que otras asociaciones fueran posibles.

Una mujer elefanta retoma conciencia de los duelos que produce la migración.
Una estela sin nombres es rastro de ausencias. En el pasado, estaban inscritos ahí los nombres de aquellas personas que se ahogaron en sus cascadas.
Los nombres borrados mandan la pauta de la experiencia de la visita al parque.
Todos los nombres es el título de una novela de José Saramago.
Todos los nombres es también una base de datos de las víctimas del franquismo.
Todos los nombres del mundo desea reconoce los esfuerzos individuales y colectivos para intentar  hacer “memoria histórica”; las mujeres desaparecidas y asesinadas, 6402 ejecuciones extrajudiciales en Colombia, las víctimas del reciente genocidio en Gaza, por nombrar solo algunas ausencias históricas en deuda.
La Madremonte es la entidad que cuida y protege los bosques y los ríos. Se le describe como una mujer poderosa, solitaria, cubierta de hojas y musgo.
Una mujer elefante se convierte en el espectro de la Madremonte al proyectarse sobre el enramado de los árboles sobre la estela de los nombres borrados.

Notes d’atelier

En entrant dans le lac, le son de l’eau au contact le plus ténu a réactivé la mémoire des personnes absentes. C’est ainsi qu’a commencé la résidence Humanimales. Comme si d’anciens deuils m’y avaient donné rendez-vous, à Rawdon, dans le lac et le parc Dorwin.

Se déshiérachiser face à un lac, un arbre, une mouche a permis que d’autres associations deviennent possibles.

Une femme-éléphante reprend conscience des deuils que produit la migration.
Une stèle sans noms est la trace d’absences. Autrefois, y étaient inscrits les noms de celles et ceux qui se sont noyés dans ses chutes.
Les noms effacés donnent le ton de l’expérience de la visite au parc.
Tous les noms est le titre d’un roman de José Saramago.
Tous les noms est aussi une base de données sur les victimes du franquisme.
Tous les noms du monde souhaite reconnaître les efforts individuels et collectifs pour tenter de faire une « mémoire historique » : les femmes disparues et assassinées, 6402 exécutions extrajudiciaires en Colombie, les victimes du récent génocide à Gaza, pour ne nommer que quelques absences historiques restant en souffrance.
La Madremonte est l’entité qui veille et protège les forêts et les rivières. On la décrit comme une femme puissante, solitaire, couverte de feuilles et de mousse.
Une femme-éléphante se transforme en spectre de la Madremonte lorsqu’elle est projetée sur l’enchevêtrement des branches, au-dessus de la stèle aux noms effacés.